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Revue de Presse
Marie-Cécile SAINSON : Conférence le 6 février 2026 à 20h30 Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

Conférence 6 février 2026


LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson
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SAINSON Marie-Cécile
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MagCentre : Orléans racontée par ses maires

Méconnus, oubliés, disparus de la mémoire populaire, une cinquantaine de maires se sont succédé à l’hôtel de ville d’Orléans depuis la Révolution. L’historien Pierre Allorant vient de publier une monographie qui retrace le parcours de tous ces premiers magistrats municipaux.

 

Dans son ouvrage, Pierre Allorant met en lumière les maires d’Orléans de la Révolution à aujourd’hui.

Il suffit de flâner dans Orléans et de lever le regard vers les plaques de rues pour découvrir pas à pas des pans entiers de l’histoire locale. Rocheplatte, Eugène Vignat, Adolphe Crespin, Charles Sanglier ou encore Eugène Turbat et bien d’autres : la ville rend ainsi hommage aux occupants du fauteuil de maire. Mais qui se souvient de Robineau-Pineau, de Nazon, Genteur ou Drouin et tant d’autres, des maires qui ont disparu de la mémoire populaire si tant est qu’ils y aient un jour laissé une trace ?

Une monographie exhaustive

L’histoire est ainsi faite qu’elle retient, parfois injustement, des hommes (il n’y a bien sûr aucune femme…) qui ont marqué de leur empreinte des événements historiques, des faits divers ou de grands projets urbains. Le paysage orléanais d’aujourd’hui est le fruit de ces élus qui ont construit, détruit souvent, modifié ou saccagé la ville. Pour la première fois (même s’il s’agit d’une réédition augmentée d’une publication de 2018) une monographie recense le parcours, les faits d’armes, les échecs et les réussites de tous les maires depuis la Révolution.

Des notables désignés aux maires bâtisseurs

Cette somme de travail est le fruit des travaux de Pierre Allorant, historien bien connu dans la région et par ailleurs (entre autres responsabilités et elles sont multiples !), doyen de la Faculté de droit, d’économie et de management. L’ouvrage richement illustré retrace ainsi la vie et le parcours municipal de tous ces primus inter pares locaux. À travers cette approche scientifique, Pierre Allorant classe ces maires en plusieurs catégories : les notables du 19e siècle désignés par le pouvoir central (les maires élus de la 3e République), les maires reconstructeurs de la 4e République de Pierre Chevallier à Pierre Segelle et les maires bâtisseurs depuis 1989 avec l’arrivée de Jean-Pierre Sueur.

Les errements politiques de certains maires

Il est sans doute injuste de mettre sur un même niveau Roger Secrétain, créateur de La Source ou Jean-Pierre Sueur qui a révolutionné l’urbanisme orléanais et d’autres élus, sans doute bons gestionnaires mais peu innovateurs. De même, il eût été intéressant de placer en perspective et en critiques certaines politiques municipales, voire de rappeler le rôle néfaste de certains maires comme l’énarque froid Jacques Douffiagues, destructeur de la place de la gare.

Il eût aussi été intéressant de rappeler les errements politiques de certains maires élus par une majorité relativement progressiste mais dérivant vers des positions ultra-droitières.

« L’historien n’est pas un accusateur public »

Mais tel n’est pas l’objet de l’ouvrage comme le rappelle Pierre Allorant dans son introduction. Ainsi l’historien n’est pas là pour « distribuer des jugements de valeur » mais « pour comprendre et expliquer, et ce n’est pas un accusateur public, pour éclairer les enjeux, les continuités et les ruptures, les réussites et les occasions manquées, les trains à ne pas rater pour rester dans le wagon de tête des villes françaises qui compteront et où il fera bon vivre ». À cet égard, l’ouvrage remplit parfaitement son rôle et représente un excellent cadeau de Noël à glisser sous le sapin.

Par Jean-Jacques Talpin.


LES MAIRES DE LA RÉVOLUTION À NOS JOURS 1789-2026 — Pierre ALLORANT LES MAIRES DE LA RÉVOLUTION À NOS JOURS 1789-2026 — Pierre ALLORANT
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ALLORANT Pierre
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FALAIZE Benoit
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La République du Centre : Pierre Allorant raconte "les réussites et les occasions manquées" des maires d'Orléans de 1789 à 2026

À quelques mois des élections municipales, Corsaire éditions publie un ouvrage retraçant le parcours de 19 maires d'Orléans, de la Révolution à nos jours.

Par Philippe Cros

maires OrléansRené Thinat (à droite), maire de 1971 à 1978, pour les Fêtes johanniques 1974. Il est accompagné par Claude Lévy, élu maire d'Orléans en 1935 à 29 ans, avant de quitter la France en 1940 et devenir avocat international. © Archives La République du Centre

C’est un long chemin que nous conte Pierre Allorant et les éditions Corsaire, avec cette somme de plus de 250 pages, consacrée aux maires d’Orléans, de 1789 à 2026. Le maire n’est pas un décideur comme les autres, la ville, c'est lui ; c’est pour cela que raconter les maires, c’est aussi raconter l’histoire d’une commune.

En fin connaisseur de la politique locale, Pierre Allorant (universitaire et président du Conseil économique, social et environnemental régional) a pour ambition "d’éclairer les enjeux, les continuités et les ruptures, les réussites et les occasions manquées, les trains à ne pas rater pour rester dans le wagon de tête des villes françaises qui compteront et où il fera bon vivre".

Évidemment, à quelques mois d’un nouveau scrutin municipal, c’est stimulant.

"Radicalement modérée"

Dans cette histoire, il y a eu le temps des notables, qui correspond au déclin de l’influence de la ville, au XIXe siècle. Puis celui de la République des maires, dans "une terre radicalement modérée", jusqu’à la rupture de la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, les maires qui ont dû relever la ville, puis la reconstruire, avec des noms qui parlent encore aux contemporains : Pierre Chevallier, Pierre Ségelle, Roger Secrétain, René Thinat. Enfin, un dernier chapitre, avec Jean-Pierre Sueur, Olivier Carré et Serge Grouard, intitulé "Équiper et embellir la métropole".

Des boulevards au nom des maires

Pour tout dire, ce sont les inconnus ou les "mal connus" qui donnent du sel à l’ouvrage. Si vous passez souvent boulevard Alexandre-Martin, vous ne savez peut-être pas qu’il n’a été maire que durant cinq mois, en 1848, avec une étiquette "d’extrême gauche", dans le contexte de la Monarchie de Juillet.

Il y a aussi Fleurizel-Louis Drouin, comte de Rocheplatte, qui n’est pas seulement un boulevard. Maire de 1816 à 1830, il transforme "le paysage urbain d’Orléans, avec le percement de la rue Jeanne-d’Arc et les travaux des mails".

"Les dernières tours de l’enceinte, entre la porte Bannier et la porte Saint-Jean, sont détruites, libérant l’espace du futur boulevard Rocheplatte ; le mail, entre l’ancienne porte Bourgogne et la Loire, est aplani, le quai du fort Alleaume prolongé", raconte Pierre Allorant.

L’auteur relève que 31 % de son échantillon de 26 maires (dont 19 évoqués dans le livre) est natif d’Orléans. L’âge moyen en début de mandat est de 50 ans, le benjamin Claude Lévy avait 29 ans pour son élection en 1935. On pourrait ajouter que… tous sont des hommes.

 

 


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ALLORANT Pierre
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Le Parisien « Quand les chars américains sont rentrés dans la ville » : le reportage photo bouleversant d’un médecin d’Orléans à la Libération

Le Parisien 18/11/2025

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FALAIZE Benoit
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Magcentre : La libération d’Orléans en 1944 comme vous ne l’avez jamais vue ! cliquez sur l'article.

La libération d’Orléans en 1944 comme vous ne l’avez jamais vue !

Un ouvrage rassemble 350 photos inédites du médecin-résistant Jean Falaize. Un témoignage de première main remarquable, illustré entre Orléans et les décombres de l’Allemagne nazie.
 

Par Jean-Jacques Talpin.

Alors que l’on fête tout juste les 80 ans de la fin de la barbarie nazie, la littérature est abondante sur les grands épisodes qui ont marqué la libération du territoire, en particulier dans la région. Mais il est un témoignage qui va bouleverser la connaissance de cette libération notamment d’Orléans par les armées du général Patton le 16 août 1944. Il est dû à l’un des acteurs et observateurs majeurs de cette page héroïque : le docteur Jean Falaize. L’ouvrage « Libérer Orléans 1944-1945 » publie les archives photographiques de ce médecin à l’hôpital qui était aussi et d’abord un résistant. C’était aussi un photographe, amateur certes mais éclairé.

Reporter de guerre

Muni de son appareil photo, Jean Falaize réalise des centaines de clichés, de sa ville bien sûr occupée durant 50 mois jour pour jour par l’armée allemande, mais aussi de sa marche vers les décombres de l’Allemagne nazie. Engagé comme médecin-capitaine dans les armées interalliées de la 1ère armée De Lattre de Tassigny, il se fera, outre son travail sanitaire, reporter de guerre entre Orléans et Berchtesgaden, jusqu’à l’horreur de Dachau. Au total, il regroupera dans quatre albums 350 photos qu’il commentera et légendera une à une retraçant sa marche et la libération de l’Europe.

Premier adjoint du maire Pierre Chevallier

Annoté par Benoît Falaize, docteur en histoire, agrégé et surtout petit-fils de Jean Falaize, l’ouvrage préfacé par Pierre Allorant est complété par le journal de marche du 137e régiment d’infanterie du Kansas.

La publication de l’ouvrage est aussi l’occasion de rendre hommage à ce médecin, médaillé de la Résistance, délégué départemental du général de Gaulle et premier adjoint du premier maire d’Orléans libérée, Pierre Chevallier, entre 1947 et sa mort en 1950. Un homme aujourd’hui quelque peu oublié dans sa ville, même si une petite rue-impasse du quartier Saint-Marc lui rend hommage.

(1) « Libérer Orléans 1944-45 : d’Orléans à Berchtesgaden. Les albums photos d’un médecin résistant ». Par Jean Falaize. Préface de Pierre Allorant. Éditions Corsaire. 39 euros.

Magcentre 12/11/2025

 

 


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FALAIZE Benoit
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La République du Centre : Jean Falaize, un témoignage pour l'Histoire.

République du centre 12/11/2025


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FALAIZE Benoit
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Des photos pour l'histoire ! Libérer Orléans de Jean Falaize

 

Prospectus Libérer Orléans 1Prospectus Libérer Orléans 2


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FALAIZE Benoit
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Orléans va finalement honorer la mémoire du capitaine capitaine Dreyfus

Accusé de trahison parce que juif, déporté en Guyane avant d’être réhabilité en 1906 Alfred Dreyfus reste le « symbole de la lutte contre l’antisémitisme et l’injustice et figure du courage citoyen » comme l’écrit une délibération du conseil municipal d’Orléans qui se réunira ce lundi 22 septembre. Affecté en mars 1918 au commandement du parc d’artillerie de la cinquième région militaire situé rue du Parc à Orléans, Alfred Dreyfus y demeure jusqu’en janvier 1919 et y accomplit sa dernière mission militaire.

Alors que la LICRA et les défenseurs des droits humains réclamaient depuis longtemps une reconnaissance orléanaise, la mairie était restée sourde jusqu’à présent. Elle vient finalement d’accepter un hommage et d’honorer la mémoire du Capitaine Alfred Dreyfus en nommant la place d’Armes située dans le quartier Sonis : « Place d’Armes – Alfred Dreyfus ».


ÉCHOS DE L'AFFAIRE DREYFUS EN ORLÉANAIS - Georges JOUMAS ÉCHOS DE L'AFFAIRE DREYFUS EN ORLÉANAIS - Georges JOUMAS
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JOUMAS Georges
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Alfred Dreyfus à Orléans

 
Alfred Dreyfus acheva sa carrière militaire à Orléans, après avoir servi pendant dix mois au sein du cinquième régiment d’artillerie. Un court passage mais hautement symbolique bientôt célébré par la ville qui a décidé de renommer l’actuelle Place d’Armes en Place Alfred Dreyfus. Cette décision, qui devrait être scellée par le vote du conseil municipal le 22 septembre prochain, est soutenue par la LICRA qui avait par ailleurs lancé une pétition en ce sens au mois d’août, pétition qui avait recueilli plus de 700 signatures. Une initiative qui avait fortement plu au maire de la ville, soucieux de préserver la mémoire de l’Affaire. Pour en savoir plus, on peut suivre ce lien. Une bonne nouvelle à laquelle n'est pas étranger notre ami Georges Joumas, auteur, entre autres, de : Échos de l'affaire Dreyfus en orléanais (2010), Alfred Dreyfus officier en 14-18 (2011) et Alfred Dreyfus citoyen (2018).

 


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JOUMAS Georges
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Il s'est passé des choses, on ne peut pas les taire" : Georges Joumas se félicite de la future place Alfred-Dreyfus à Orléans

L'historien loirétain, qui est un spécialiste reconnu de l'affaire Dreyfus ayant écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et son prisme orléanais, avait commencé à militer pour une telle reconnaissance, en 2000. Il avait sollicité plusieurs maires d'Orléans. Même s'il n'avait pas obtenu gain de cause, d'autres ont pris le relais. Et Serge Grouard a (enfin) concrétisé ce devoir de mémoire.

Le maire d'Orléans, Serge Grouard (divers droite), a été sensible aux efforts de la Licra du Loiret qui a lancé, fin août, une pétition pour avoir un lieu dédié à Alfred Dreyfus, à Orléans, où il a, des années après l'affaire (déclenchée en 1898), terminé sa carrière militaire (avril 1918 - janvier 1919), en tant que commandant du parc d'artillerie de la cinquième région militaire. L'élu a indiqué qu'il avait décidé de rebaptiser la place d'armes du quartier Sonis en place Alfred-Dreyfus.

Des démarches dès 2000

Une nouvelle qui n'est pas passée inaperçue auprès du Loirétain Georges Joumas, historien et spécialiste de l'affaire Dreyfus qui a écrit plusieurs livres. Il s'en félicite sachant qu'il a commencé des démarches afin d'honorer la mémoire de Dreyfus, à Orléans. En 2000, il avait écrit à Jean-Pierre Sueur (PS), alors maire d'Orléans. Sauf que Jean-Pierre Sueur a été battu par Serge Grouard aux élections, en 2001. 

 
"En 2006, j'ai écrit une longue lettre à Serge Grouard. Il était d'accord mais rien ne s'est passé. Comme il y avait de nouvelles voies dans le quartier Sonis à baptiser, je l'ai relancé en 2010. Mais la proposition n'a pas été retenue. J'ai même écrit à Olivier Carré, en 2019, mais je n'ai pas eu de retour."

Pensant avoir fait le nécessaire, d'autres ont pris le relais. À l'image de la Licra du Loiret. Mais aussi de Ghislaine Kounowski (PS), conseillère municipale d'opposition, qui a écrit une tribune dans le bulletin municipal de septembre 2025, intitulée "Alfred Deryfus, le grand oublié de la mémoire orléanaise".
Ainsi que le président de la République qui a proposé que le 12 juillet devienne une journée commémorative pour Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité contre la haine et l’antisémitisme. En effet, le 12 juillet 1906, la Cour de cassation rendait à Alfred Dreyfus son innocence, sa liberté, sa dignité et son honneur.

Georges Joumas
Georges Joumas a découvert les ramifications orléanaises de l'affaire Dreyfus en se penchant sur la vie de Louis Gallouédec, maire de Saint-Jean-de-Braye de 1912 à 1937.
article Dreyfus
 
correction Dreyfus

 


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JOUMAS Georges
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Pétition de la Licra Loiret pour la dénomination d’une rue, d’une place ou d’un square Alfred Dreyfus à Orléans

Le problème

Pétition de la Licra Loiret pour la dénomination d’une rue, d’une place ou d’un square  Alfred Dreyfus à Orléans

À l’attention de monsieur Serge Grouard, maire d’Orléans

Alfred Dreyfus, une histoire orléanaise

Monsieur le maire, La Licra Loiret sollicite de votre bienveillance la dénomination, au sein de la commune d’Orléans, d’une rue, d’une place ou d’un square au nom d’Alfred Dreyfus. Il s’agit d’une demande à la fois modeste dans sa forme et majeure dans sa portée symbolique.

Dreyfus a connu Orléans. Il y arrive en mars 1918, affecté au commandement du parc d’artillerie de la cinquième région militaire, situé rue du Parc, dans le quartier Dunois. Il y demeure jusqu’en janvier 1919. Et pourtant, aucun lieu de notre ville ne vient rappeler ce passage, cette présence. Nulle trace mémorielle à ce jour dans la cité johannique...

Dans un contexte marqué par la réapparition brutale d’un antisémitisme décomplexé, et alors que les fondements mêmes de notre pacte républicain sont fragilisés, nommer un espace public Alfred Dreyfus serait porteur de sens, illustrant dans le territoire de la ville notre promesse républicaine et rappelant la mémoire d’un homme qui « se refusa toujours à désespérer de la République, de la Patrie et de l’Armée » comme le soulignait récemment le chef de l’État. 

Faut-il évoquer l’affaire ? Alfred Dreyfus, officier français, juif, Alsacien demeuré fidèle à la France après 1871, faussement accusé de trahison au profit de l’Allemagne. Condamné sur la base de faux documents, dégradé en place publique, envoyé au bagne. Dreyfus incarne la victime absolue de la raison d’État, broyée par une mécanique antisémite dans laquelle l’armée, la presse, le monde politique et une large frange de l’opinion furent complices ou aveuglés par les préjugés.

Et même si la République a fini par reconnaître son erreur, même si Dreyfus a été officiellement réhabilité après 55 mois de bagne et douze années de procédures, l’homme n’a jamais cessé de porter en lui le poids de l’infamie. Son nom, il le craignait stigmatisé à jamais. Sa descendance, disait-il, risquait d’en porter le fardeau.

Aujourd’hui, sa famille, que la Licra Loiret a rencontrée, œuvre depuis trois décennies pour que son nom incarne, enfin et pleinement, ce qu’il est devenu : une figure du courage civique, de la fidélité aux principes républicains, de la lutte pour la vérité contre l’oppression. Et c’est bien cette signification qu’il revêt en 2025.

L’Affaire Dreyfus a transformé la France en un laboratoire historique des tensions entre tradition et modernité, révélant les lignes de fracture comme les ressources morales de la République. Elle reste, au XXIᵉ siècle, un repère incontournable pour comprendre les débats contemporains sur la justice, la laïcité, la citoyenneté, et la lutte contre les discriminations.

Monsieur le Maire, nous vous proposons d’inaugurer ensemble cette rue, cette place ou ce square Alfred Dreyfus, aux côtés de ses descendants.

Ce serait un geste fort. Pour que l’histoire ne soit pas tue, et qu’Orléans, loin de rouvrir la blessure, devienne un lieu de reconnaissance et de mémoire partagée. Pour que notre ville ne soit pas le théâtre d’une nouvelle affaire Dreyfus !

Le bureau de la Licra Loiret et sa présidente, Joëlle Gellert

 

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JOUMAS Georges
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ICI : Pourquoi n'y a-t-il pas de rue Alfred Dreyfus à Orléans ?

Recherchez sur le site de France bleu, cet article et vous pourrez écouter l'interview de l'historien Georges JOUMAS, auteur de trois ouvrages sur le capitaine Dreyfus !

 

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JOUMAS Georges
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Orléans mag : À L'ombre de la T17

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Georges JOUMAS sur MagCentre, pour évoquer le (presque) général Dreyfus.

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JOUMAS Georges
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Corsaire présent au Salon Livres et vins en Terre de Loire, les 16 et 17 novembre 2024

Articles Livres et vins 17 nov 2024Stand Salon livres et vins


La Republique du Centre : Alice Pelletier, miraculée des camps

18/07/2024 La Rep.fr


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JOUMAS Georges
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La République de Seine et Marne : Liliane BRULEZ ressuscite les héros...

République Seine et Marne


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La république du Centre : Ne plus oublier Alice Pelletier !

La Ferté saint Aubin


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JOUMAS Georges
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Actu.fr, Raphael Bazile : Le collège Jean Pelletier à Orléans ajoute le prénom d'Alice, elle aussi Résistante pendant l'occupation

Le collège Jean Pelletier a officiellement changé de nom ce lundi 27 mai 2024. Il devient le collège « Alice et Jean Pelletier », tout deux Résistants et Déportés.

Le collège d’Orléans (Loiret) situé au 11 rue des Tonneliers ne s’appellera plus seulement collège Jean Pelletier, mais collège Alice et Jean Pelletier. L’officialisation du changement de nom a eu lieu ce lundi 27 mai 2024 en présence du Président du Loiret, Marc Gaudet. 

Cette demande de changement de nom a été portée par des élèves de 3ème du collège qui ont fait des recherches, laissant apparaître qu’Alice Pelletier, tout comme son mari Jean, a fortement contribué dans la Résistance locale durant la Seconde Guerre mondiale.

Suite à une demande du principal que le prénom d’Alice soit associé à celui de son mari, le changement de nom de l’établissement a été approuvé par le Département, la Mairie d’Orléans et le Conseil d’administration.

Un couple dans la Résistance et la Déportation

Jean Pelletier est originaire du Loiret (Orléans et de Saint-Jean-de-Braye). Il s’engage très tôt dans la Résistance au sein du réseau de renseignements CND Castille du colonel Rémy. Il agit en région parisienne, dans l’Orléanais et en Belgique.

Son épouse Alice est également membre du réseau. Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942. Après cinq transferts de camps, Jean Pelletier meurt d’épuisement à Nordhausen, le 29 mars 1945.

Malgré la maladie et ses conditions terribles de détention, Alice Pelletier survit du camp d’Auchswitz et retrouve ses quatre enfants. Elle est décédée en 1994.


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JOUMAS Georges
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