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Corsaire sur Tribune Hebdo

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Tribune hebdo : Jean et Alice Pelletier, Un couple dans la Résistance et la Déportation,

Tribune hebdo sept 2022


Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS
9,50 €




JOUMAS Georges
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Loiret.fr un article sur le livre Jean et Alice Pelletier

Charles de Gaulle, alors à Londres, demande à Gilbert Renault (colonel Rémy) de constituer un service de renseignements en France. Ce dernier le nomme Confrérie Notre-Dame ou le CND. Plusieurs antennes sont créées partout en France. À Paris, c’est le CND Lutecia et dans le Loiret, le CND Castille.

Jean Pelletier, Jim, rejoint le réseau CND Castille le 1er septembre 1941, comme agent P2, en relation directe avec Rémy. Quant à Alice, sa femme, c’est le 1er novembre de la même année qu’elle l’intègre. Son rôle : accueillir chez elle des membres de la Résistance. Même si son rôle semble faible, il est important, d’autant plus qu’elle vit avec ses quatre enfants. Elle dira du CND Castille : « C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre. » Dans ce réseau, on y croise notamment Ernest Vinchon, chef de l’agence du Loiret du réseau CND, qui sera arrêté et remplacé à poste par sa femme Adrienne Bolland, célèbres aviateurs tous les deux. Cette dernière, basée à Donnery, qui a traversé la Cordillère des Andes, en 1921, était chargée de repérer les terrains où pourraient se poser les Forces aériennes françaises libres. 

Jim est arrêté le 10 juin 1942 et Alice Pelletier, le 6 juillet. Tandis que les enfants sont répartis dans la famille, les deux époux sont déportés. Jean Pelletier ne survivra pas, tandis qu’Alice est sauvée par les troupes russes. Elle décède en 1992.

À Orléans, un collège porte le nom de Jean Pelletier et le parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye abrite une plaque mémorielle. Les Britanniques honoreront sa mémoire, en 1946, par ce titre King’s Commendation for brave conduct. Puis, le couple reçoit la médaille de la Résistance française, en 1946. Jean est fait chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume, en 1950.

pelletier


Comme le dit Georges Joumas, l’auteur de ce petit ouvrage d’une soixantaine de pages : « Alice et Jean Pelletier furent deux maillons exemplaires et indispensables de cette longue chaîne des militants de l’armée des ombres et de la liberté. » Ce livre, très instructif, nous éclaire sur le rôle joué par le couple et les autres membres du réseau CND dans le Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est, à ce titre, indispensable.

 


Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS
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JOUMAS Georges
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Loiret.fr un article sur le livre Jean et Alice Pelletier

Charles de Gaulle, alors à Londres, demande à Gilbert Renault (colonel Rémy) de constituer un service de renseignements en France. Ce dernier le nomme Confrérie Notre-Dame ou le CND. Plusieurs antennes sont créées partout en France. À Paris, c’est le CND Lutecia et dans le Loiret, le CND Castille.

Jean Pelletier, Jim, rejoint le réseau CND Castille le 1er septembre 1941, comme agent P2, en relation directe avec Rémy. Quant à Alice, sa femme, c’est le 1er novembre de la même année qu’elle l’intègre. Son rôle : accueillir chez elle des membres de la Résistance. Même si son rôle semble faible, il est important, d’autant plus qu’elle vit avec ses quatre enfants. Elle dira du CND Castille : « C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre. » Dans ce réseau, on y croise notamment Ernest Vinchon, chef de l’agence du Loiret du réseau CND, qui sera arrêté et remplacé à poste par sa femme Adrienne Bolland, célèbres aviateurs tous les deux. Cette dernière, basée à Donnery, qui a traversé la Cordillère des Andes, en 1921, était chargée de repérer les terrains où pourraient se poser les Forces aériennes françaises libres. 

Jim est arrêté le 10 juin 1942 et Alice Pelletier, le 6 juillet. Tandis que les enfants sont répartis dans la famille, les deux époux sont déportés. Jean Pelletier ne survivra pas, tandis qu’Alice est sauvée par les troupes russes. Elle décède en 1992.

À Orléans, un collège porte le nom de Jean Pelletier et le parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye abrite une plaque mémorielle. Les Britanniques honoreront sa mémoire, en 1946, par ce titre King’s Commendation for brave conduct. Puis, le couple reçoit la médaille de la Résistance française, en 1946. Jean est fait chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume, en 1950.

pelletier

Comme le dit Georges Joumas, l’auteur de ce petit ouvrage d’une soixantaine de pages : « Alice et Jean Pelletier furent deux maillons exemplaires et indispensables de cette longue chaîne des militants de l’armée des ombres et de la liberté. » Ce livre, très instructif, nous éclaire sur le rôle joué par le couple et les autres membres du réseau CND dans le Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est, à ce titre, indispensable.


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JOUMAS Georges
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Dans la République du Centre ! Saint-Jean-de-Braye, Le destin de deux résistants
Georges Joumas rend hommage à Jean et Alice Pelletier, un couple de résistants abraysiens, dans un livre qui vient de paraître aux éditions Corsaire.
Docteur en histoire contemporaine, Georges Joumas publie un livre d’une soixantaine de pages, qui raconte le destin tragique de Jean et Alice Pelletier. À partir de documents et d’archives familiales, dont l’auteur a pu bénéficier, et des dossiers du Service historique de la Défense de Vincennes, il retrace la mobilisation de ces héros de la dernière guerre.
Né à Orléans le 2 juillet 1903, Jean Pelletier s’engage très tôt dans la Résistance au sein du réseau de renseignement CND du colonel Rémy.
Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942
Il agit en région parisienne, dans l’Orléanais et en Belgique. À partir des informations recueillies par d’autres agents, il réalise des microfilms qui sont transmis aux services londoniens de la France Libre. Alice, son épouse depuis 1926, la discrète « mère courage » le suit, assumant la situation et partageant avec son mari tous les risques à faire partie de ce réseau.
Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942. Après cinq transferts de camps, Jean Pelletier meurt d’épuisement le 29 mars 1945, à Nordhausen (Allemagne). Quant à Alice, malgré la maladie et ses terribles conditions de détention, elle survit au camp d’Auchswitz et retrouve ses quatre enfants en 1948, après un long séjour dans des établissements de santé. Elle est décédée en 1994 à l’âge de 92 ans.
En reconnaissance à ces deux victimes de la barbarie nazie, une plaque a été scellée sur un mur d’une ancienne maison baptisée « Ker Marguerite » dans laquelle le couple a vécu. Située aux Armenault, elle appartenait au père de Jean. Elle a été détruite en 1950, suite à une érosion du sol en raison de sa situation toute proche des bords de Loire.
Pratique. Livre « Jean et Alice Pelletier : un couple dans la Résistance et la Déportation » de Georges Joumas, aux éditions Corsaire. Prix : 9,50 €. En vente sur le site corsaire-editions.com
Devant le mémorial scellé sur l’un des pans de leur ancienne maison, Georges Joumas présente son livre en hommage à Jean et Alice Pelletier, « héros » abraysiens.
Georges Joumas juillet 2022
 

Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS
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JOUMAS Georges
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Orléans Mag : Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

Jean et Alice Pelletier


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JOUMAS Georges
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Mag Centre : Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

Ce petit livre de l’historien orléanais Georges Joumas Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation publié fin juin chez Corsaire Éditions raconte l’histoire de ces époux. Courageux dans l’action et exemplaires dans l’épreuve, ils méritent tous deux de sortir de l’ombre. 

 

Par Sophie Deschamps 

Couverture du livre de Georges Joumas, Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation (Éditions Corsaires). Photo Sophie Deschamps

Le devoir de mémoire des héros de la seconde guerre mondiale passe par la reconnaissance de personnalités discrètes mais qui ont été un rouage essentiel dans la libération de la France du joug nazi.  C’est ce qui a guidé Georges Joumas, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la Résistance à écrire ce petit ouvrage très documenté et généreusement illustré. Il réside en outre à Saint-Jean-de-Braye à deux pas de la Loire et du parc des Armenault où se trouve une stèle sur laquelle on peut lire ceci : 

Stèle Alice et Jean Pelletier, Parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye. Photo extraite du livre de Georges Joumas Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

Jean Pelletier, grand serviteur de l’État a passé dix années en Afrique avant la guerre où il a cherché sans cesse à améliorer les conditions de vie des populations locales. Aussi, après l’Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, il veut se rendre utile comme le raconte sa femme Alice : « L’occupation allemande rendait mon mari fou et il chercha très vite à prendre contact avec la Résistance. C’est alors qu’il a rencontré le colonel Rémy, qui l’a surnommé Jim et il est devenu membre du réseau CND Castille. C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre ».

Jean Pelletier est ainsi accrédité agent P2 du réseau CND le 1er septembre 1941, suivie de son épouse Alice le 1er novembre 1941.

Le couple habite alors un pavillon à Asnières avec leurs quatre enfants. C’est donc chez lui qu’il va transformer des documents en microfilms pour Londres et qu’il cache ensuite judicieusement dans des tiroirs invisibles de l’extérieur. 

Jim, donc, concentre son action sur trois secteurs géographiques : la région parisienne où il habite, la région orléanaise où ses parents ont une résidence secondaire discrète et enfin en Belgique où il a travaillé en 1937 et noué de solides amitiés. 

Alice elle est agent de liaison, c’est-à-die qu’elle accueille chez elle des membres de la résistance. Autant d’activités très risquées qui ne vont pas tarder à briser leur destin.

Arrêté·e·s en 1942, puis déportée·s 

Le 29 ou 30 mai 1942, l’agent de liaison Capri du CND, affreusement torturé “donne” les noms de 34 membres du réseau dont celui de Jean Pelletier. Ce dernier est arrêté le 10 juin 1942 chez lui à Asnières à 6 heures du matin mais les nazis présents ne trouvent rien. Interné à la prison de la Santé, il rate de peu son évasion. Il est alors transféré à Fresnes et mis aux fers jusqu’à son départ pour l’Allemagne.

Alice est elle arrêtée quatre semaines après son époux, le 6 juillet 1942 à 9 heures du matin : « C’est au retour de l’école que les quatre enfants apprennent l’arrestation de leur mère. On imagine leur douleur et leur désarroi » écrit Georges Joumas p 31.

C’est un long chemin de croix qui débute alors pour Jean Pelletier. Transféré dans de nombreux camps dont ceux de Mauthausen et de Dachau. Il décède d’épuisement, de manque de soins et de nourriture le 29 mars 1945 à Nordhausen, deux semaines seulement avant la libération. du camp par les Américains.

Alice rescapée par miracle 

Alice Pelletier aura plus de chance puisqu’elle survivra aux camps mais après avoir subi de terribles épreuves. Elle aussi va passer par de nombreux camps : Ravensbrück, Lublin, puis Auschitwz où elle échappera à la mort grâce à l’arrivée des soldats russes le 27 janvier 1945. Atteinte de la tuberculose, elle fera de longs séjours en sanatoriums  avant de pouvoir retrouver ses enfants à Orléans en 1948. 

En 1962, elle s’installe à Marseille près de sa fille aînée Lise. Mais elle reviendra à Orléans pour inaugurer en 1987 le collège Jean Pelletier. Elle s’éteint à Marseille le 21 mai 1994, à l’âge de 91 ans.

Jean Pelletier a reçu de nombreuses distinctions à titre posthume : le « King’s Commandation for brave conduct » décerné par les Britanniques le 23 janvier 1946.
En France, le 17 mai 1946 la médaille de la Résistance française, décernée au couple.
Enfin, Jean Pelletier est fait chevalier de la Légion d’honneur le 19 juin 1950.

Jean et Alice Pelletier, Un couple dans la Résistance et la Déportation par Georges Joumas, Corsaires Éditions, 9,50 €.

Photo de Une : Georges Joumas, docteur en histoire contemporaine, auteur du livre.

 


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JOUMAS Georges
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Marie-Cécile SAINSON sur RCF Tours

https://citeradio.fr/wd/2022/03/11/citeradio-interview-marie-cecile-sainson-la-bonne-societe-orleanaise-1850-1914-editions-corsaire-10-mars-2022/


LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson
23,00 €




SAINSON Marie-Cécile
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Sélection des Trophées de l'édition

Trophée de l'édition


LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS
34,00 €




ROYER-PANTIN Anne-Marie
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Jeudi 9 décembre 2021 Anne-Marie Royer-Pantin invitée de France 3

Anne-Marie Royer-Pantin

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LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS
34,00 €




ROYER-PANTIN Anne-Marie
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Mercredi 1 décembre 2021 : Marie-Cécile SAINSON à l'émission Vous êtes formidable sur France 3 Centre

 

Mercredi 1 décembre 2021 à 9 h Marie-Cécile SAINSON à l'émission Vous êtes formidable sur France 3 Centre

 

logo vous êtes formidable

 

 


LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson LA BONNE SOCIÉTÉ ORLÉANAISE : 1850-1914 : loisirs et sociabilité - Marie-Cécile Sainson
23,00 €




SAINSON Marie-Cécile
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ORLÉANS MAG : Dédicaces Les Témoins d'Orléans

Orléans nov 2021


LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS
34,00 €




ROYER-PANTIN Anne-Marie
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La rép du Centre : à l'écoute des vieilles pierres : Les Témoins d'Orléans

Témoins la Rep


LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS
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ROYER-PANTIN Anne-Marie
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La Tragédie des Lycéens parisiens en Sologne : projection du film aux archives départementales du Cher

Berry républicain 16/11/21


LA TRAGÉDIE DES LYCÉENS PARISIENS RÉSISTANTS, 10 JUIN 1944 EN SOLOGNE - Georges JOUMAS LA TRAGÉDIE DES LYCÉENS PARISIENS RÉSISTANTS, 10 JUIN 1944 EN SOLOGNE - Georges JOUMAS
18,00 €




JOUMAS Georges
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C'est dans le Journal de Gien

Journal de Gien


VIVRE LA LOIRE - Jean-Pierre SIMON VIVRE LA LOIRE - Jean-Pierre SIMON
19,90 €




SIMON Jean-Pierre
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Anne-Marie Royer-Pantin sur France bleu Orléans à 9h

Anne-Marie Royer-Pantin sur France bleu Orléans à 9h, ce mardi 5 octobre 2021

Témoins France bleu


LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS LES TÉMOINS D'ORLÉANS - Anne-Marie PANTIN, Yann HERVIS
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ROYER-PANTIN Anne-Marie
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Magcentre : “Les Témoins d’Orléans” : histoire de l’art, histoire de l’âme.
À la croisée des chemins de la création artistique contemporaine et des richesses historiques et patrimoniales se dressent à Orléans, ici et là, cinquante témoins en acier corten qui évoquent de manière passionnante l’histoire de la cité johannique.  Et notamment celle du centre ancien. Avec code à scanner pour prolonger l’aventure. Cette réalisation artistique et culturelle a été confiée en son temps, par la Ville d’Orléans, à deux artistes amoureux de leur ville : l’écrivain et historienne Anne-Marie Royer-Pantin et le plasticien Yann Hervis. 
 
par Jean-Dominique Burtin
 

Anne-Marie Royer-Pantin cliché Jean Puyo

Une invitation amoureuse et érudite

Ces derniers n’en sont pas à leur première collaboration puisque c’est à ces acteurs de la vie culturelle orléanaise que l’on doit notamment le livre en verre “Palimpseste” installé dans le Hall des voyages de la gare d’Orléans. Aujourd’hui, le beau travail d’Anne-Marie Royer Pantin et de Yann Hervis se retrouve dans un précieux ouvrage de quelque deux-cent dix pages publié par les éditions Corsaire.
 

Témoin 27 cliché Jean Puyo

L’écriture est ici enchanteresse, ondoyante et follement érudite. Les photographies de Jean Puyo reflètent quant à elle scrupuleusement l’état d’art des œuvres marquées du sceau personnel de l’authenticité, ainsi que le joli état d’âme de la cité orléanaise qui leur sert d’écrin.
 
Quelques mots mis en préface de ce remarquable ouvrage patrimonial qui invite à la promenade et à percer bien des secrets : «Avec ces Témoins pour fil d’Ariane, traversons les siècles, remontons le temps, laissons-nous prendre au jeu de la découverte du vieux cœur battant d’Orléans, dont l’histoire affleure partout, souvent là où on ne l’attend pas.»

“Les Témoins d’Orléans.  Une histoire, des histoires”.

Par Anne-Marie Royer Pantin et Yann Hervis. Création à quatre mains.
Photographies de Jean Puyo.
208 pages. 
Editions Corsaire. 34€.
 
Témoin cliché Jean Puyo
 

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ROYER-PANTIN Anne-Marie
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Magcentre : La Loire : un fleuve à fêter mais aussi à apprivoiser et à préserver

Orléans s’apprête à fêter son fleuve royal pour la dixième fois. Un festival qui ne doit pas faire oublier que ce cours d’eau peut aussi se montrer inamical, voire meurtrier. C’est le sujet du dernier ouvrage de Jean-Pierre Simon : Vivre la Loire et connaître ses dangers (Corsaire Éditions).

Par Sophie Deschamps

Platanes des quais de Loire à Orléans, peints en bleu en janvier 2021 à hauteur de crue… pour ne pas oublier mais une peinture presque aussitôt effacée, photo Gérard Poitou

Du 22 au 26 septembre, Orléans va vivre au rythme de son Festival de Loire avec plus de 200 bateaux sur les rives du centre-ville et quelques 300 animations. Une fête qui ne doit pas occulter les dangers anciens et actuels du plus long fleuve de France comme le rappelle Jean-Pierre Simon dans son dernier livre Vivre la Loire et connaître ses dangers. Pour ce spécialiste ligérien, il s’agit avant tout d’apprendre à la côtoyer et surtout à ne pas prendre de risques. Dans cet ouvrage abondamment illustré tout y passe : barrages, inondations, sables mouvants, pêche en Loire, pollution, baignade, navigation, centrales nucléaires. Et l’auteur, en vrai pédagogue, ne manque pas de nous indiquer à chaque fin de chapitre “ce qu’il faut retenir pour notre sécurité”.

Une inondation est toujours possible

Bien sûr, quand on pense aux dangers de la Loire, on pense immédiatement aux grandes crues du XIXe siècle. Notamment celles en 6 : 1846, 1856, 1866, sans oublier celle de 2016 qui a vu déborder des affluents du fleuve dans toute la Région, le Loiret ayant été le plus touché, notamment la petite commune de Gidy. Des inondations qui autrefois causaient des pertes humaines et de gros dégâts matériels. Une hantise qui a conduit de nombreuses villes ligériennes à tourner le dos à leur fleuve jusqu’à une période récente car n’oublions pas que 12% de la population de notre région vit en zone inondable !

Et malgré les efforts des hommes pour contenir les accès de colère du fleuve : levées, barrages, déversoirs, digues, une inondation majeure de la Loire reste possible. Jean-Pierre Simon explique que ce risque est “l’affaire d’une stratégie de crise de type catastrophe naturelle” et que “ces notions s’articulent d’abord sur l’éducation. Alors on voit les collectivités locales concernées mettre en en place la culture du risque inondation”. Chacun est ainsi invité à se tenir informé par des lectures, des expositions et/ou des conférences.

L’affaire des platanes peints en bleu  

Mais cette information souffre parfois de cafouillages. C’est ainsi comme le rapporte l’auteur qu’en janvier 2021 La Métropole d’Orléans a demandé à l’association Bleu Versant de peindre en bleu 8 platanes des quais d’Orléans en centre-ville pour marquer la hauteur de la crue de 1856 comme on le voit sur la photo. Mais quelques jours plus tard le maire faisait lessiver les murs suite notamment à des critiques acerbes d’Orléanais sur les réseaux sociaux qui visiblement n’ont pas compris la portée pédagogique de cette action. D’autant, précisons-le, que la peinture à base de chaux était inoffensive pour les arbres. Par ailleurs, elle se serait effacée toute seule au bout de deux à trois mois. Heureusement, les clichés eux demeurent.

La baignade reste dangereuse en Loire 

L’auteur se fait fort également de démolir certaines croyances, comme celle des sables mouvants. Car les Ligériens le savent : il est dangereux de se baigner en Loire. Elle est même interdite à Orléans depuis 1966. Ce qui n’empêche malheureusement pas de déplorer chaque année des accidents avec encore trois noyades cet été dans le Loiret. Notamment celle d’un kayakiste 35 ans qui s’est retrouvé entre la vie et la mort le 10 juillet après s’être noyé près de Beaugency. Pour autant écrit Jean-Pierre Simon “il n’existe pas à proprement parler de sables mouvants en Loire, susceptibles d’immobiliser quelqu’un et de l’ensevelir“. En fait on les confond avec les culs-de-grève.Ils constituent, poursuit Jean-Pierre Simon, le plus grave des dangers lors de l’immersion ou de la fréquentation des bancs de sable. Il y a risque de noyade par déstabilisation et entraînement vers les eaux profondes et le courant“, comme le montre cette vidéo prise à Combleux dans le Loiret.

Autre danger pointé par l’auteur : celui “des fondis ou bymes ou de tout autre effondrement récent survenant dans le lit majeur. Le phénomène peut se poursuivre sous les pieds de l’imprudent”.

Les mariniers de Loire ont repris du service comme le montre cet embarquement le 21 juillet 2021 sur une toue cabanée à Saint-Benoît-sur-Loire, photo Sophie Deschamps

Marinier de Loire : un métier difficile autrefois

Le festival de Loire va être aussi bien sûr l’occasion de découvrir l’activité des mariniers de Loire, d’hier et d’aujourd’hui avec notamment un village des mariniers. Mais il faut se rappeler la dure réalité du métier. Jean-Pierre Simon l’évoque en ces termes : ” Les mariniers, dont beaucoup étaient des saisonniers complétant une activité agricole, ignoraient tout de la natation. (…) Il existe bien des risques de tomber à l’eau quand on est à bord d’une embarcation sur la Loire. Maladresse et inexpérience, heurts violents avec l’accastillage ou la voilure, chutes liées aux excès de boisson, mauvaise appréciation, du fond de la rivière en cas d’ensablement.

Même si aujourd’hui le savoir-faire de ces mariniers est transmis et les techniques de construction des vieux bateaux préservées, pour Jean-Pierre Simon “on ne s’improvise pas marinier” et il faut “d’expérience apprendre à lire la Loire” c’est-à-dire “repérer ses dangers et ses caprices”. En revanche, vous pouvez faire une balade en toute sécurité à bord d’un bateau de Loire : fûtreau, toue cabanée ou autre gabare. En effet, rappelle l’auteur : “Ceux qui exploitent les bateaux doivent remplir un nombre considérable d’obligations liées à la sécurité parmi lesquelles les gilets de sauvetage homologués en nombre suffisant et les extincteurs.

Apprenons donc à connaître la Loire comme elle le mérite et que la fête commence !

Photo de Une : Les duits, barrages de pierre sur la Loire. ©Sébastien Dauxère

Lire aussi : Festival de Loire d’Orléans : entre tradition et continuité

 


VIVRE LA LOIRE - Jean-Pierre SIMON VIVRE LA LOIRE - Jean-Pierre SIMON
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SIMON Jean-Pierre
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La Rép du Centre : Jean-Pierre Simon décrit la Loire de tous les dangers

La Loire est-elle le fleuve de tous les dangers ? Il faut surtout apprendre à la connaître pour mieux évaluer les risques. Jean-Pierre Simon édite un nouveau livre sur la Loire intitulé Vivre la Loire et connaître ses dangers. Sables mouvants, tourbillons, trous d'eau, noyade en série, noyades de mariniers, crues terribles qui effacent tout sur leur passage, plantes invasives allergènes, poissons féroces, kayakistes pendus par les pieds, menace des centrales électriques nucléaires… Avec cette énumération, l'auteur veut sensibiliser les lecteurs : « La Loire, le plus long et le plus beau fleuve de France, chargé d'histoire, de patrimoine et de culture, serait-elle un monstre inspirant la défiance, une ogresse avide de dévorer son peuple, une vouivre malfaisante ? », s'interroge-t-il.

jp Simon sept 2021

Pour l'écrivain, les croyances, les superstitions, les rumeurs infondées et les inexactitudes parfois volontaires « sont bien connues. Mais la peur n'évite pas le danger ».


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SIMON Jean-Pierre
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Marcel GOUDEAU invité de l'émission L'été comme jamais sur France Inter !

C'est vendredi 13 août 2021 entre 9 h10 et 10 h !

 

« Des poignées d’mots qui s’aiment fort, qui pétillent, qui sentent bon,
qui fleurissent encore et encore, dansent au son de l’accordéon,
qui s’bougent, s’agitent, bouillonnent, qui voguent sur l’air du temps,
qui photographient, zooment, crayonnent… qui ne laissent pas indifférent ! »


Marcel Goudeau, notre « arrangeur de mots » s’emploie de
belle manière à triturer l’octosyllabe et la rime alternée. Il
sait nous faire vivre avec justesse, sensibilité et émotion,
ses souvenirs d’enfance. Il nous fait partager, avec gravité
mais aussi légèreté et humour, son regard sur la société.

Et il s’y emploie de belle manière à triturer l’octosyllabe et la rime alternée, Marcel Goudeau notre « Arrangeur de mots.»

Ce retraité tourangeau ex-enseignant du Technique, a d’abord pris goût à l’écriture en se tournant vers la nouvelle, puis sa rencontre avec une jeune troupe de slam, l’amène à tricoter des textes courts, à utiliser la musique des mots. Il sait nous faire revivre avec justesse, sensibilité, émotion, ses souvenirs d’enfance, et nous faire partager avec gravité, mais aussi, légèreté et humour son regard sur la société. Qu’il se rassure, son joli coup de pattes, les successions d’images qu’il nous donne à voir au creux de ses textes, ne nous donnera pas envie de partir.


http://www.facebook.com/marcelgoudeauslam

 

 

 


MES MOTS ONT LA PAROLE, le slam qui raconte la vie  - Marcel GOUDEAU MES MOTS ONT LA PAROLE, le slam qui raconte la vie - Marcel GOUDEAU
14,00 €




GOUDEAU Marcel
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