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Revue de Presse
https://journals.openedition.org/lexis J.-C.-L.-P. Desgranges, Petit dictionnaire du Peuple. Des rustres de Paris aux rustauds des villages

L’auteur du volume présenté ici, J.-C.-L.-P. Desgranges, n’est pas un inconnu pour les lexicographes : régulièrement cités en source par le Trésor de la Langue Française informatisé (voir les entrées « bambocheur », « boustifaille », « radin », « serin » ou « tatouille » par exemple) ou le Französisches Etymologisches Wörterbuch (FEW), ses travaux font référence, notamment pour dater certaines formes langagières, en découvrir les variantes populaires, parisiennes et/ou argotiques et en mesurer l’évolution diachronique.

2Son dictionnaire de 1821 réédité aujourd’hui par Corsaire fait partie de ces ouvrages prescriptifs en vogue tout au long de l’histoire de la lexicographie pour remédier aux « cacologies » que déplorent leurs auteurs (p. XVII). Ses deux sous-titres différents, en couverture et en page de garde, sont particulièrement éclairants à cet égard : « Des rustres de Paris aux rustauds des villages », puis « à l’usage des quatre cinquièmes de la France » dénotent une vision de classe revendiquée, entre une élite éduquée, sinon savante, et une populace qu’il faut reprendre et dresser. Comme le rappelle Bourdieu [1982 : 14], « [...] les échanges linguistiques sont aussi des rapports de pouvoir symbolique où s’actualisent les rapports de force entre les locuteurs ou leurs groupes respectifs ».

3C’est ce qu’indique clairement la portée corrective que l’auteur souhaitait donner à son dictionnaire, qu’il exprime d’ailleurs sans ambages dans un avis au lecteur : « C’est donc en rappelant à la masse, pour laquelle j’écris, ses fautes journalières, que je prétends l’obliger à moins mal s’exprimer. » (p. 3). Il cible ainsi barbarismes et vices de prononciation, « français de contrebande » (p. 17), « verbiage de Paris » (p. 29) voire « baragouin » (p 43) ou « galimatias » (p. 50) et ne craint donc pas, à travers cette taxonomie, de froisser le public visé, à la différence de titres (plus récents et surtout plus scientifiques) qui mettent en avant Le bon usage [Grévisse 1970] ou les « difficultés du français » [Dournon 1996]. Il propose d’ailleurs en fin d’ouvrage une dictée, « Mon séjour à Paris », conçue pour mettre à l’épreuve « l’écolier présomptueux » (p. 195). Les commentaires et explications, souvent péremptoires, de l’auteur sont le plus souvent imagés et non dénués d’humour, qu’on en juge : « Cornichon, pris pour imbécille (sic), n’est pas français. C’est une trivialité. Un père qui traiterait son fils de cornichon se ferait passer pour un être de la famille des concombres ; à rien ne tienne qu’il ait épousé une citrouille » (p. 43)...

  • 1 Voir aussi p. 16 l’entrée « angola » comparée à « angora » : « les avis sont partagés ; mais l’acad (...)

4L’intérêt de la réédition, soutenue par le Centre national du livre, réside en premier lieu bien sûr dans sa valeur historique, puisqu’elle donne à voir un état synchronique de la langue française et de certains dialectes, opposés à la langue légitime, unifiée, officielle normée par l’Académie, « autorité suprême » pour l’auteur1 (p. xxxi) comme le rappelle en introduction Marie-Rose Simoni-Aurembou, linguiste et dialectologue, qui conduisit la première version de cette édition critique, avant son parachèvement par Fabrice Jejcic, sociolinguiste au CNRS. Car voilà en effet un ouvrage qui vaut tant par sa matière même, entrées listées alphabétiquement de mots et tournures fautives, commentées et corrigées, illustrées par des exemples en contexte, que par l’abondant appareil scientifique qui l’accompagne.

5Desgranges jeune, dont on savait peu de choses jusqu’en 2006, est aujourd’hui identifié comme Jean Claude Léonard Poisle-Desgranges grâce aux travaux d’Hélène Claire Richard (p. xxxiv-xl). La génétique de l’ouvrage s’en trouve dès lors utilement éclairée, puisque l’on apprend que l’auteur n’est en rien un spécialiste en matière de langue, mais un « employé des postes » (p. xxxvi) « sans érudition » (p. 196), auteur de poésies à ses heures. Ses écrits, en lien avec ses origines orléanaises et son parcours professionnel, trouvent effectivement leur source dans un travail de terrain, au sein de la Poste aux armées durant moult campagnes napoléoniennes à l’étranger, où il relève les tournures de la « soldatesque », puis à Vendôme, Paris et Belleville, communes où il va ensuite exercer et résider. Il va dès lors se prévaloir de cette « compétence sociale, celle du locuteur légitime, autorisé à parler et à parler avec autorité » [Bourdieu 1982 : 20], malgré ses références souvent discutables et ses catégorisations instables dans la description des erreurs recensées. On est donc ici face à une démarche qui ne saurait être qualifiée de scientifique, mais qui porte témoignage d’une époque où la puissance de la langue comme outil de traduction des différences sociales s’exerce pleinement et ouvertement.

6Une préface de Jean Pruvost contextualise d’ailleurs le dictionnaire au regard de publications du même type, apport paratextuel qui enrichit utilement l’ouvrage, tout comme l’introduction de M.-R. Simoni-Aurembou explicitant les modifications apportées à l’édition originale pour en faciliter la consultation par un lectorat du XXIe siècle mais aussi ses sources et commentaires afférents, les six pages d’« orientations bibliographiques » et la table des nombreuses sources iconographiques. L’addition majeure de M.-R. Simoni-Aurembou à ce dictionnaire consiste toutefois en ses nombreuses annotations linguistiques, phonologiques et lexicographiques qui émaillent les entrées de l’ouvrage, mettant en perspective les relevés de Desgranges et inscrivant en diachronie les formes rencontrées.

  • 2 Voir bibliographie

7On voit dès lors l’usage fructueux que peuvent faire dialectologues, argotologues, comparatistes, sociolinguistes et historien.nes de la langue de ce dictionnaire, également accessible en version numérique. De facture soignée, aisé à consulter, il bénéficie de nombreuses illustrations qui en font aussi un « beau livre » relié cartonné, à la mise en page soignée, dont on pourra utilement compléter la lecture par celle de la thèse que lui consacra Georges Gougenheim, linguiste et grammairien professeur à la Sorbonne, spécialiste de la langue parlée et de l’histoire de la langue, aujourd’hui rééditée2.

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Bibliography

ATILF-CNRS, 2004, Trésor de la Langue Française informatisé, Université de Lorraine : http://www.atilf.fr/tlfi

Baylon Christian, 2002 [1996], Sociolinguistique. Société, langue et discours, 2e éd., Paris : Nathan.

Bourdieu Pierre, 1982, Ce que parler veut dire, Paris : Fayard.

Dournon Jean-Yves, 1996, Le dictionnaire des difficultés du français, Paris : Hachette.

Gougenheim Georges, 2022 [1929], La Langue populaire dans le premier quart du XIXe siècle, Orléans : Corsaire.

Grévisse Maurice, 1970 [1936], Le bon usage, Gembloux : Duculot.

Mitterand Henri, 1976 [1963], Les Mots français, Paris : PUF.

Wartburg Walther von, 2006, Französisches Etymologisches Wörterbuch, Eine darstellung des galloromanischen sprachschatzes (Dictionnaire étymologique français, Une représentation du trésor lexical galloroman) : http://stella.atilf.fr/few/

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Notes

1 Voir aussi p. 16 l’entrée « angola » comparée à « angora » : « les avis sont partagés ; mais l’académie se tait ; quand elle aura prononcé, nous saurons à quoi nous en tenir ».

2 Voir bibliographie


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La République du Centre ! le Petit dictionnaire du peuple : Comment parlait-on en 1821 ?

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MagCentre : Réédition du Petit dictionnaire du Peuple ou comment bien parler et écrire au XIXe siècle

Ce dictionnaire pas comme les autres, publié en 1821, nous fait découvrir le bon usage et la bonne orthographe des mots et citations de notre langue, parlée par les titis parisiens mais aussi par les petites gens de province, notamment de l’Orléanais. Avec, en bonus, la plus ancienne dictée connue en langue française.

Par Sophie Deschamps 

Illustration Petit dictionnaire du Peuple. Charles Pensée, Orléans, vue de la place du grand marché, 1830, MBA Orléans. Photo SD

C’est une vraie pépite que les éditions orléanaises Corsaire exhument avec la réédition de ce Petit dictionnaire du Peuple, sous-titré Des rustres de Paris aux rustauds des villages. De son auteur Jean Claude Léonard-Poisle-Desgranges (1789-1876) on sait peu de choses, sinon qu’il a passé son enfance sur les bords de Loire et qu’il s’est établi à Paris après Waterloo (1815).

Amoureux de la langue française, il publie donc son Petit dictionnaire du Peuple en 1821 « à l’usage des quatre cinquièmes de la France ». Son objectif est très clair comme il l’indique dans son Avis à mes lecteurs : « Rien dans nos grammaires, n’indique ce qui est ridicule : on n’y classe que des préceptes dont la définition aride fait fuir tel qui, par goût voudrait s’instruire. (…) Si, par mon dictionnaire, un de mes lecteurs se défait des fautes les plus grossières, il sera content de lui et de moi. »

Mais il prend toutefois la précaution d’ajouter : « Patience ! Messieurs les suffisans (sic) ! En me suivant mot-à-mot, peut-être aurez-vous quelque chose à apprendre. Parfois il serait possible que la vérité vous forçât à avouer que telle ou telle erreur vous était commune avec le surplus de mes lecteurs. » Car comme le précise le célèbre lexicologue et historien de la langue française Jean Pruvost dans sa longue préface, il s’agit « dans le droit fil démocratique de la Révolution française (…) de faire en sorte que tous soient à égalité en termes de langage ». Puis il ajoute : « Desgranges n’est pas un lexicographe, ses références sont douteuses (…) et c’est finalement ce qui le rend si précieux. Il ne travaille pas dans son cabinet mais au dehors, et il ne s’est pas contenté de recopier ses prédécesseurs ». 

« dites-ne dites pas »

Car en fait, ce qui est savoureux dans cet ouvrage, c’est que l’auteur relève les fautes commises par les provinciaux, notamment ceux d’Orléans et de Tours mais aussi celles du peuple parisien, rappelant d’ailleurs à juste titre que ces derniers sont souvent d’anciens… provinciaux. Ainsi, sur le modèle « dites-ne dites pas » il présente son dictionnaire comme étant « un aperçu comique et critique des trivialités, balourdises, mots tronqués et expressions vicieuses des gens de Paris et des provinces ». 

Illustration du Petit dictionnaire du Peuple, rue du tabour à Orléans.

En feuilletant ce drôle de dictionnaire où il faut se laisser guider par son envie (au risque d’ailleurs d’y passer de longs moments ! ), on est tout d’abord étonné de découvrir de nombreuses erreurs dans l’emploi du féminin ou du masculin pour certains mots du langage courant. Desgranges explique ainsi que le mot Âge est masculin : « Il ne faut donc pas dire  : c’est la grande âge mais le grand âge, ou c’est la bonne âge mais le bon âge. C’est aussi une mazette et non un mazette pour parler d’un joueur.

Non seulement il traque les barbarismes, c’est-à-dire les mots qui n’existent pas mais aussi ce qu’il appelle le galimatias anti-français comme « il se fâche pour reurien : dîtes pour rien ; TrifouillerFarfouiller convient mieux ; Téterole pour biberon : barbarisme de province ; Tampire pour toi n’est pas français. Dites : tant-pis, tant-mieux. »

Indulgent, il sauve tout de même quelques mots dont certains sont toujours utilisés comme le verbe rigoler « jugé comme étant trivial mais admis dans quelques dictionnaires. »

De plus, Desgranges ne laisse rien de côté puisqu’il explique aussi comment il faut prononcer les mots : « Il ne faut pas dire le chat miâle mais il miaule. Prononcez miôle. »

L’auteur critique aussi les expressions inexactes de son point de vue mais tellement savoureuses : « Il n’a pas mal d’argent. Pas mal pour beaucoupc’est du langage des gens du peuple ; Toupie (femme publique). Mot bas qu’on doit oublier dans une conversation décente. » Ou bien encore l’emploi de trémontade pour tramontane, avec ce commentaire « faute que font les trois quarts du peuple ».

La première dictée française

Desgranges complète enfin son dictionnaire avec la première dictée en langue française qu’il décrit ainsi : « C’est pour remettre à sa place l’écolier présomptueux, que j’ai composé le conte. (…) Je tiens pour très-difficile (sic) de l’écrire sans faute. » Pour Line Sommant, Docteure en linguistique française, qui en explique les difficultés « ce texte a le grand mérite historique d’exister, apportant la preuve que l’exercice de la dictée, quoique très décrié, a permis au fil des siècles de tester ses connaissances en orthographe et en langue française ».

Pour le plaisir en voici donc le début :

Il y avait à peine dix-sept printemps qu’on m’avait tenu sur les fonts, quand mon père voulut m’envoyer chez son frère, secrétaire-général dans un ministère. Satisfait de pouvoir enfin parcourir le monde, je quitte mes pénates sans regrets comme sans réflexion. Bientôt je perds de vue mon clocher. Enséveli (sic) dans mes pensers (sic) divers et cahoté par un maudit vélocifère, me voilà sur la route de Roanne à Paris. Amplement disposé à m’égayer un tant soit peu sur les badauds, j’arrive comme un ahuri dans la capitale, que je ne connaissais que d’après ouï-dire. À peine descendu de voiture, les cris assourdissants d’une grosse gagui me font jeter les yeux sur son éventaire, qui contenait un fruit qu’elle nommait chasselas, et qu’à Roanne on prendrait pour du raisin. Je la contemplais en vrai provincial, lorsqu’un épais butor tombé des nues et chargé d’une armoire, me pousse, et, par un croc-en-jambe, m’envoie heurter une borne sur laquelle je demeurai asphixié (sic) pendant cinq minutes.

couverture Petit dictionnaire du Peuple. Éditions Corsaire

Petit dictionnaire du Peuple. Des rustres de Paris aux rustauds des villages de Jean Claude Léonard-Poisle-Desgranges. Édition critique élaborée par Marie-Rose Simoni-Aurembou, Directrice de recherche CNRS, émérite. Complétée et menée à terme par Fabrice Jejcic, ingénieur de recherche CNRS, ex-directeur de l’unité « Cultures, Langues, Textes »

Corsaire Éditions, 34 euros


Le Parisien : Comment parlaient nos aïeux : le « Petit dictionnaire du Peuple »

L’éditeur orléanais Corsaire réédite « Le Petit dictionnaire du Peuple, des rustres de Paris aux rustauds des villages », de Jean-Claude Léonard Poisle-Desgranges. Datant de 1821, cet ouvrage propose une plongée dans le langage parlé au XIXe siècle.

 
Gilbert Trompas, le fondateur des éditions Corsaire à Orléans avec la nouvelle version du "Petit dictionnaire du peuple de Jean-Claude Léonard Poisle-Desgranges. DR

Gilbert Trompas, le fondateur des éditions Corsaire à Orléans avec la nouvelle version du "Petit dictionnaire du peuple de Jean-Claude Léonard Poisle-Desgranges. DR

Fondée en 1994 par Gilbert Trompas, la société d’édition orléanaise Corsaire a publié cet automne un savoureux « Petit dictionnaire du Peuple, des rustres de Paris aux rustauds des villages » de Jean-Claude Léonard Poisle-Desgranges. Né à Orléans en 1789 et décédé à Paris à l’âge de 87 ans, cet auteur, qui avait intégré l’administration des postes au début des années 1820, était tombé dans l’oubli.

Cette publication, résultat d’un appel lancé par le Centre national du livre (CNL) à des spécialistes dans le but de rééditer des « livres indispensables », ne s’est pas faite sans peine. Il aura fallu près de 18 ans de recherches sur Desgranges - que l’on croyait être originaire de Roanne, dans le Loire - d’abord menées par Marie-Rose Simoni-Arembou, ancienne directrice de recherche au CNRS, puis reprise à la mort de celle-ci par l’ingénieur de recherche Fabrice Jejcic.

La plus ancienne dictée de France

Au-delà de l’intérêt scientifique et littéraire de ce travail, qui ne manquera pas de retenir l’attention des bibliothèques spécialisées ou universitaires, cet opuscule est de nature à intéresser le grand public et « toutes les personnes qui s’intéressent à la langue ou qui voudraient savoir comment parlaient leurs aïeux », prétend Gilbert Trompas, l’éditeur.



« Il y avait un vocabulaire très riche, qui nous plonge dans une époque disparue », assure-t-il. Parcourir ce livre, truffé d’anecdotes saillantes et humoristiques, c’est aussi prolonger le plaisir de la lecture des textes d’Alain Rey, qui avait notamment signé en 2019, peu avant sa mort, le réjouissant « Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française » (Philippe Rey éditions).

L’ouvrage de Desgranges, vendu à son époque par des colporteurs, est construit autour de trois parties : une liste de mots incorrects, une liste de phrases n’ayant pas de sens, et enfin une dictée. Cette dernière, qui prend la forme d’un conte, serait, selon Line Sommant, docteure en linguistique et membre du jury des Dicos d’or, la plus ancienne dictée connue en France. Pour comprendre le contexte de l’époque, l’éditeur a intégré des documents passionnants : cartes, reproductions des pages de la première publication et illustrations.


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Les Clionautes : Pourquoi, en ce début du XXIe siècle cette réédition paraît pertinente ?

Voici une publication qu’Alain Rey disparu en 2020 n’aurait pas dédaigné. En effet, ce Petit dictionnaire du peuple des rustres de Paris aux rustauds des villages proposé par les éditions Corsaires réunit toutes les qualités éditoriales que peuvent rechercher les amoureux de la langue et de l’histoire de cette dernière.

Son édition critique a été élaborée par Marie-Rose Simoni-Aurembou directrice de recherche au CNRS complétée et menée à terme par Fabrice Jejcic ingénieur de recherche au CNRS. Cette publication est avant tout une réédition d’un opuscule publié en août 1821 par Jean-Claude Léonard Poisle–Desgranges, né à Orléans en 1789. Il intègre l’administration des postes au début des années 1820, une place difficile à décrocher à l’époque pour lequel un français impeccable est requis. Desgranges devient écrivain en parallèle. Mais, même si les grandes lignes sont connues, l’auteur reste encore en partie mystérieux malgré des recherches approfondies.

Comme le rappelle l’introduction, ce dictionnaire fait partie d’une catégorie d’ouvrages spécifiques qui paraissent à la fin du XVIIIe siècle dans le double but d’apprendre le français aux Français et de corriger leurs fautes (le mauvais emploi du masculin ou du féminin, le pluriel abusif …), mais aussi de dénoncer les dérives langagières constatées dans les diverses régions. L’ouvrage de Desgranges est composé de trois parties reproduites ici : une liste de mots incorrects qualifiés de barbarismes, une liste de phrases, ou plutôt des mots en contexte considérées comme vicieuses ou n’ayant pas de sens, et enfin une dictée appelée conte. Des cartes, des reproductions de quelques pages de la publication d’origines et des illustrations rajoutées pour la présente édition viennent compléter le dictionnaire. Par cette publication, Desgranges est persuadé de contribuer à l’élévation des masses. Son ouvrage fit date puisqu’en 1929, Georges Gougenheim en perçoit tout l’intérêt en publiant une thèse intitulée La langue populaire dans le premier quart du XIXe siècle d’après le Petit Dictionnaire du peuple de Desgranges.

Pourquoi, en ce début du XXIe siècle cette réédition paraît pertinente ? Tout d’abord, elle permet de constater que certains écarts de langage dénoncés dans le premier tiers du XIXe siècle sont toujours d’actualité et que bon nombre d’expressions ou termes jugés incorrects sont restés en dépit d’une non-reconnaissance de la part de l’Académie française. Du langage académique au langage populaire, une différence demeure et l’un ne saurait condamner l’autre sans risquer d’appauvrir la langue et son histoire. Deuxième raison, cet ouvrage n’offre rien d’autre qu’un instantané historique de la langue telle qu’elle est parlée dans le premier tiers du XIXe siècle, et il est amusant de constater qu’il n’a absolument rien perdu de sa pertinence et de sa fraîcheur.

Parmi les verbes et expressions dénoncées, mais toujours utilisées et dénoncées à  l’époque comme de purs barbarismes, nous retrouvons l’expression : « mettre en plan » au lieu de « porter engage », « descendre en bas » (un grand classique) ou encore l’expression « j’ai une dent contre lui » qui pour lui : « ne signifie rien. Cette phrase n’a d’autre mérite que d’être adopté ». Mais d’autres expressions trouvent grâce à ses yeux et Desgranges perçoit leur introduction académique à venir. Les mots « gastronome et gastronomie » sont ainsi décrits comme : « mot inventé par nos modernes épicuriens, ils ne tarderont pas à être consacrés par une adhésion académique. Ce sont les synonymes de gourmand et de gourmandise. » L’avenir lui a effectivement donné raison sur ce point.

Vous l’aurez compris : après avoir lu les chapitres de présentations, on s’amuse beaucoup en lisant ce petit dictionnaire que l’on peut aborder comme on souhaite. Le lecteur en ressort en se demandant si l’Académie française est une fin en soi … ou pas ! (Vous avez 4 heures ). Mais par contre nous ne trouvons rien sur le fameux débat toujours actuel concernant ce fameux conflit linguistique majeur générateur d’une fraction nord-sud génératrice d’un déséquilibre géopolitique susceptible de provoquer un déséquilibre national irrémédiable : faut-il dire « pain au chocolat » ou « chocolatines » ?

10 Nov 2022, , , 0

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Regards : Georges JOUMAS, l'histoire avant tout !

Georges Joumas novembre 2022


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JOUMAS Georges
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Corsaire sur Tribune Hebdo

GT Tribune Hebdo


Tribune hebdo : Jean et Alice Pelletier, Un couple dans la Résistance et la Déportation,

Tribune hebdo sept 2022


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JOUMAS Georges
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Loiret.fr un article sur le livre Jean et Alice Pelletier

Charles de Gaulle, alors à Londres, demande à Gilbert Renault (colonel Rémy) de constituer un service de renseignements en France. Ce dernier le nomme Confrérie Notre-Dame ou le CND. Plusieurs antennes sont créées partout en France. À Paris, c’est le CND Lutecia et dans le Loiret, le CND Castille.

Jean Pelletier, Jim, rejoint le réseau CND Castille le 1er septembre 1941, comme agent P2, en relation directe avec Rémy. Quant à Alice, sa femme, c’est le 1er novembre de la même année qu’elle l’intègre. Son rôle : accueillir chez elle des membres de la Résistance. Même si son rôle semble faible, il est important, d’autant plus qu’elle vit avec ses quatre enfants. Elle dira du CND Castille : « C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre. » Dans ce réseau, on y croise notamment Ernest Vinchon, chef de l’agence du Loiret du réseau CND, qui sera arrêté et remplacé à poste par sa femme Adrienne Bolland, célèbres aviateurs tous les deux. Cette dernière, basée à Donnery, qui a traversé la Cordillère des Andes, en 1921, était chargée de repérer les terrains où pourraient se poser les Forces aériennes françaises libres. 

Jim est arrêté le 10 juin 1942 et Alice Pelletier, le 6 juillet. Tandis que les enfants sont répartis dans la famille, les deux époux sont déportés. Jean Pelletier ne survivra pas, tandis qu’Alice est sauvée par les troupes russes. Elle décède en 1992.

À Orléans, un collège porte le nom de Jean Pelletier et le parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye abrite une plaque mémorielle. Les Britanniques honoreront sa mémoire, en 1946, par ce titre King’s Commendation for brave conduct. Puis, le couple reçoit la médaille de la Résistance française, en 1946. Jean est fait chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume, en 1950.

pelletier


Comme le dit Georges Joumas, l’auteur de ce petit ouvrage d’une soixantaine de pages : « Alice et Jean Pelletier furent deux maillons exemplaires et indispensables de cette longue chaîne des militants de l’armée des ombres et de la liberté. » Ce livre, très instructif, nous éclaire sur le rôle joué par le couple et les autres membres du réseau CND dans le Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est, à ce titre, indispensable.

 


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JOUMAS Georges
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Loiret.fr un article sur le livre Jean et Alice Pelletier

Charles de Gaulle, alors à Londres, demande à Gilbert Renault (colonel Rémy) de constituer un service de renseignements en France. Ce dernier le nomme Confrérie Notre-Dame ou le CND. Plusieurs antennes sont créées partout en France. À Paris, c’est le CND Lutecia et dans le Loiret, le CND Castille.

Jean Pelletier, Jim, rejoint le réseau CND Castille le 1er septembre 1941, comme agent P2, en relation directe avec Rémy. Quant à Alice, sa femme, c’est le 1er novembre de la même année qu’elle l’intègre. Son rôle : accueillir chez elle des membres de la Résistance. Même si son rôle semble faible, il est important, d’autant plus qu’elle vit avec ses quatre enfants. Elle dira du CND Castille : « C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre. » Dans ce réseau, on y croise notamment Ernest Vinchon, chef de l’agence du Loiret du réseau CND, qui sera arrêté et remplacé à poste par sa femme Adrienne Bolland, célèbres aviateurs tous les deux. Cette dernière, basée à Donnery, qui a traversé la Cordillère des Andes, en 1921, était chargée de repérer les terrains où pourraient se poser les Forces aériennes françaises libres. 

Jim est arrêté le 10 juin 1942 et Alice Pelletier, le 6 juillet. Tandis que les enfants sont répartis dans la famille, les deux époux sont déportés. Jean Pelletier ne survivra pas, tandis qu’Alice est sauvée par les troupes russes. Elle décède en 1992.

À Orléans, un collège porte le nom de Jean Pelletier et le parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye abrite une plaque mémorielle. Les Britanniques honoreront sa mémoire, en 1946, par ce titre King’s Commendation for brave conduct. Puis, le couple reçoit la médaille de la Résistance française, en 1946. Jean est fait chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume, en 1950.

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Comme le dit Georges Joumas, l’auteur de ce petit ouvrage d’une soixantaine de pages : « Alice et Jean Pelletier furent deux maillons exemplaires et indispensables de cette longue chaîne des militants de l’armée des ombres et de la liberté. » Ce livre, très instructif, nous éclaire sur le rôle joué par le couple et les autres membres du réseau CND dans le Loiret pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est, à ce titre, indispensable.


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JOUMAS Georges
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Dans la République du Centre ! Saint-Jean-de-Braye, Le destin de deux résistants
Georges Joumas rend hommage à Jean et Alice Pelletier, un couple de résistants abraysiens, dans un livre qui vient de paraître aux éditions Corsaire.
Docteur en histoire contemporaine, Georges Joumas publie un livre d’une soixantaine de pages, qui raconte le destin tragique de Jean et Alice Pelletier. À partir de documents et d’archives familiales, dont l’auteur a pu bénéficier, et des dossiers du Service historique de la Défense de Vincennes, il retrace la mobilisation de ces héros de la dernière guerre.
Né à Orléans le 2 juillet 1903, Jean Pelletier s’engage très tôt dans la Résistance au sein du réseau de renseignement CND du colonel Rémy.
Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942
Il agit en région parisienne, dans l’Orléanais et en Belgique. À partir des informations recueillies par d’autres agents, il réalise des microfilms qui sont transmis aux services londoniens de la France Libre. Alice, son épouse depuis 1926, la discrète « mère courage » le suit, assumant la situation et partageant avec son mari tous les risques à faire partie de ce réseau.
Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942. Après cinq transferts de camps, Jean Pelletier meurt d’épuisement le 29 mars 1945, à Nordhausen (Allemagne). Quant à Alice, malgré la maladie et ses terribles conditions de détention, elle survit au camp d’Auchswitz et retrouve ses quatre enfants en 1948, après un long séjour dans des établissements de santé. Elle est décédée en 1994 à l’âge de 92 ans.
En reconnaissance à ces deux victimes de la barbarie nazie, une plaque a été scellée sur un mur d’une ancienne maison baptisée « Ker Marguerite » dans laquelle le couple a vécu. Située aux Armenault, elle appartenait au père de Jean. Elle a été détruite en 1950, suite à une érosion du sol en raison de sa situation toute proche des bords de Loire.
Pratique. Livre « Jean et Alice Pelletier : un couple dans la Résistance et la Déportation » de Georges Joumas, aux éditions Corsaire. Prix : 9,50 €. En vente sur le site corsaire-editions.com
Devant le mémorial scellé sur l’un des pans de leur ancienne maison, Georges Joumas présente son livre en hommage à Jean et Alice Pelletier, « héros » abraysiens.
Georges Joumas juillet 2022
 

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Orléans Mag : Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

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Mag Centre : Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

Ce petit livre de l’historien orléanais Georges Joumas Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation publié fin juin chez Corsaire Éditions raconte l’histoire de ces époux. Courageux dans l’action et exemplaires dans l’épreuve, ils méritent tous deux de sortir de l’ombre. 

 

Par Sophie Deschamps 

Couverture du livre de Georges Joumas, Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation (Éditions Corsaires). Photo Sophie Deschamps

Le devoir de mémoire des héros de la seconde guerre mondiale passe par la reconnaissance de personnalités discrètes mais qui ont été un rouage essentiel dans la libération de la France du joug nazi.  C’est ce qui a guidé Georges Joumas, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la Résistance à écrire ce petit ouvrage très documenté et généreusement illustré. Il réside en outre à Saint-Jean-de-Braye à deux pas de la Loire et du parc des Armenault où se trouve une stèle sur laquelle on peut lire ceci : 

Stèle Alice et Jean Pelletier, Parc des Armenault à Saint-Jean-de-Braye. Photo extraite du livre de Georges Joumas Jean et Alice Pelletier, un couple dans la Résistance et la Déportation

Jean Pelletier, grand serviteur de l’État a passé dix années en Afrique avant la guerre où il a cherché sans cesse à améliorer les conditions de vie des populations locales. Aussi, après l’Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, il veut se rendre utile comme le raconte sa femme Alice : « L’occupation allemande rendait mon mari fou et il chercha très vite à prendre contact avec la Résistance. C’est alors qu’il a rencontré le colonel Rémy, qui l’a surnommé Jim et il est devenu membre du réseau CND Castille. C’était le plus important réseau de renseignements pendant la guerre ».

Jean Pelletier est ainsi accrédité agent P2 du réseau CND le 1er septembre 1941, suivie de son épouse Alice le 1er novembre 1941.

Le couple habite alors un pavillon à Asnières avec leurs quatre enfants. C’est donc chez lui qu’il va transformer des documents en microfilms pour Londres et qu’il cache ensuite judicieusement dans des tiroirs invisibles de l’extérieur. 

Jim, donc, concentre son action sur trois secteurs géographiques : la région parisienne où il habite, la région orléanaise où ses parents ont une résidence secondaire discrète et enfin en Belgique où il a travaillé en 1937 et noué de solides amitiés. 

Alice elle est agent de liaison, c’est-à-die qu’elle accueille chez elle des membres de la résistance. Autant d’activités très risquées qui ne vont pas tarder à briser leur destin.

Arrêté·e·s en 1942, puis déportée·s 

Le 29 ou 30 mai 1942, l’agent de liaison Capri du CND, affreusement torturé “donne” les noms de 34 membres du réseau dont celui de Jean Pelletier. Ce dernier est arrêté le 10 juin 1942 chez lui à Asnières à 6 heures du matin mais les nazis présents ne trouvent rien. Interné à la prison de la Santé, il rate de peu son évasion. Il est alors transféré à Fresnes et mis aux fers jusqu’à son départ pour l’Allemagne.

Alice est elle arrêtée quatre semaines après son époux, le 6 juillet 1942 à 9 heures du matin : « C’est au retour de l’école que les quatre enfants apprennent l’arrestation de leur mère. On imagine leur douleur et leur désarroi » écrit Georges Joumas p 31.

C’est un long chemin de croix qui débute alors pour Jean Pelletier. Transféré dans de nombreux camps dont ceux de Mauthausen et de Dachau. Il décède d’épuisement, de manque de soins et de nourriture le 29 mars 1945 à Nordhausen, deux semaines seulement avant la libération. du camp par les Américains.

Alice rescapée par miracle 

Alice Pelletier aura plus de chance puisqu’elle survivra aux camps mais après avoir subi de terribles épreuves. Elle aussi va passer par de nombreux camps : Ravensbrück, Lublin, puis Auschitwz où elle échappera à la mort grâce à l’arrivée des soldats russes le 27 janvier 1945. Atteinte de la tuberculose, elle fera de longs séjours en sanatoriums  avant de pouvoir retrouver ses enfants à Orléans en 1948. 

En 1962, elle s’installe à Marseille près de sa fille aînée Lise. Mais elle reviendra à Orléans pour inaugurer en 1987 le collège Jean Pelletier. Elle s’éteint à Marseille le 21 mai 1994, à l’âge de 91 ans.

Jean Pelletier a reçu de nombreuses distinctions à titre posthume : le « King’s Commandation for brave conduct » décerné par les Britanniques le 23 janvier 1946.
En France, le 17 mai 1946 la médaille de la Résistance française, décernée au couple.
Enfin, Jean Pelletier est fait chevalier de la Légion d’honneur le 19 juin 1950.

Jean et Alice Pelletier, Un couple dans la Résistance et la Déportation par Georges Joumas, Corsaires Éditions, 9,50 €.

Photo de Une : Georges Joumas, docteur en histoire contemporaine, auteur du livre.

 


Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS Jean et Alice Pelletier - Georges JOUMAS
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