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Par Administrateur réseau le jeudi 25 avril 2013, 22:28 - C'est dans le journal ...
ANDRÉ ROBILLARD, L'ART BRUT POUR TUER LA MISÈRE - Christian JAMET
JAMET Christian
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Par Administrateur réseau le lundi 22 avril 2013, 23:48 - C'est dans le journal ...
COULEURS DE LOIRE - Jacqueline BAYARD, Jacques LEFEBVRE, Thérèse RAUTUREAU
Jacquelin Bayard, Thérèse Rautureau, Jacques Lefebvre
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Par Administrateur réseau le vendredi 19 avril 2013, 21:16 - C'est dans le journal ...
Octobre 1894. Le bordereau intercepté par un agent double prouve que des secrets militaires sont donnés à l'Allemagne. Quel rapport avec le Pithiverais ? Réponse de Georges Joumas, auteur des Échos de l'affaire Dreyfus en Orléanais, récent invité de l'Université du temps libre : « Le premier accusateur était originaire de Malesherbes. C'est lui qui a orienté l'enquête » sur le capitaine d'artillerie israélite.
1 Henri d'Aboville. Né en mars 1848 à Malesherbes, il vit dans la demeure familiale du château de Rouville. Déjà deux généraux Pairs de France et papa député du Loiret de 1871 à 1876 quand il devient commissaire de réseau du « Paris-Orléans ». Promu lieutenant-colonel au contre-espionnage, il découvre le fameux bordereau. Nommé colonel, il commande, fin février 1896, le 131 e régiment d'infanterie, à Orléans. Dix ans plus tard, après quelques déboires, il délaisse l'armée et tente la politique.
Pendant sa conférence, Georges Joumas a rappelé la méthode orientée de l'officier pour confondre Dreyfus et ses liens avec le milieu de la Libre parole, publication politique et antisémite française. D'Aboville au plus près de l'affaire : « C'est lui qui sera chargé de l'arrestation et de l'incarcération », avant d'être « témoin à charge de deux conseils de guerre ».
2 Famille Cochery. Parmi les journaux du Loiret au rôle « considérable », Le Républicain orléanais - antidreyfusard au début mais jamais antisémite -, dont le principal actionnaire mentionné par Échos de l'affaire Dreyfus en Orléanais est la famille Cochery, « véritable puissance politique dans le Loiret ». Adolphe, le père, est sénateur et président du conseil général. Son fils, Georges, député de Pithiviers et ministre des Finances entre 1896 à 1898. Il aura lui aussi la tête du conseil général du Loiret de 1900 à 1914.
Hasard de l'histoire ? L'année 1906 fera que les personnages se retrouvent dans la course à la députation, avec d'Aboville à droite. Deux familles implantées et célèbres. Cochery l'emporte. D'Aboville quitte le Loiret.
Sources. Échos de l'affaire Dreyfus en Orléanais , de Georges Joumas, Corsaire Éditions.
Par Administrateur réseau le mercredi 17 avril 2013, 23:33 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 15 avril 2013, 13:15 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 1 avril 2013, 09:43 - C'est dans le journal ...
Jean Pierre Simon se destine au roman, notamment avec « La vouivre de Loire », un prétexte à découvrir le patrimoine de la Loire. Traité comme un feuilleton, chaque page propose quelque chose de nouveau.
Un nouvel épisode suivra, qui traitera de la Loire de la source jusqu'à son embouchure. A noter que cet auteur a reçu le 1er prix du conseil général de Loir-et-Cher.
Par Administrateur réseau le samedi 30 mars 2013, 14:09 - C'est dans le journal ...
ÉCOLE DE LA LOIRE 2013
La Vouivre de Loire existe également en version epub
Par Administrateur réseau le mardi 26 mars 2013, 17:55 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 25 mars 2013, 20:29 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 18 mars 2013, 00:34 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le vendredi 15 mars 2013, 14:16 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le vendredi 15 mars 2013, 13:25 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le jeudi 14 mars 2013, 18:54 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 11 février 2013, 18:43 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le lundi 4 février 2013, 18:53 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le jeudi 31 janvier 2013, 16:43 - C'est dans le journal ...
Le maire de Châtillon-sur-Loire, Emmanuel Rat, maîtrise parfaitement le berrichon. Des connaissances dues à son enfance, lorsque ses parents tenaient un café très fréquenté. -
Il y a quelques jours est paru « Poèmes et goguenettes », un recueil de textes de Camille Delamour, recueillis et présentés par Virginie Brancotte, déjà auteur d'une biographie du poète berlingotier du Giennois (lire par ailleurs).
Ces poèmes sont tous écrits en berrichon, un parler qui tendait déjà à s'éteindre à l'époque où Delamour a commencé à rédiger ses textes, au milieu des années 1940. Que reste-t-il aujourd'hui du berrichon dans le Giennois ? Nous sommes allés poser la question aux habitants de Gien et Châtillon-sur-Loire.
À Gien, chou blanc sur toute la ligne. André, un retraité, estime qu'il est un peu jeune pour parler la langue de ses aïeux : « Je suis originaire d'Argent et je vis à Gien depuis 1945. Mais je n'ai que 80 balais ! Le berrichon, c'était mon grand-père qui le parlait ! » Croisé dans la rue, Henri Gaudichon, président de l'Abeille de Gien, s'en tire mieux : « Quand j'étais petit, j'étais un gamin "agouant" », confie-t-il en riant. Ah bon ?
Sur le marché de Châtillon-sur-Loire, en revanche, marchands et clients avouent volontiers employer quelques mots berrichons. « La "boucheture", ou "bouchure", par exemple, qui veut dire haie ; ou le verbe "sarreuyer", qui veut dire écarquiller les yeux et qu'on emploie souvent pour les bébés », explique Catherine, de Saint-Firmin.
Olivier Bongibault, marchand de légumes à Châtillon-sur-Loire, maîtrise le vocabulaire « de base » : « Évidemment, "agouant" ou "se mettre anceleu", qui signifie se mettre à l'abri. »
Emmanuel Rat, maire de Châtillon, lui, est presque docteur ès berrichon. Pas question de vocabulaire de base, mais bien de traductions complètes de phrases. Et pour cause : « Mes parents avaient le café de la Mairie, à Châtillon. Quand j'étais petit, les personnes âgées parlaient encore berrichon. Même à l'école, des enfants mettaient des expressions de patois dans leurs phrases. »
Exemple pratique : si Emmanuel Rat vous dit qu'un drôltiot s'est mis anceleu à côté de la bouchure parce qu'il y avait un agaudiau ? Il faut comprendre qu'un enfant s'est mis à l'abri à côté de la haie pour se protéger d'un orage.
À 92 ans, quant à elle, Marie-Rose étonne toujours ses petits-enfants. « Je leur dis : "Ramassez donc vos besaines !" Et ils me demandent ce que je raconte. Tout simplement de ramasser leurs vêtements. Mon papa parlait le berrichon, moi, un peu moins. »
Que restera-t-il de ce patrimoine linguistique dans quelques années ? L'avenir le dira, mais peut-être pas en berrichon.
Pascale Auditeau
LA REP Photo
Par Administrateur réseau le vendredi 25 janvier 2013, 11:19 - C'est dans le journal ...
Virginie Brancotte interviewée par Thierry Charreyre.
Par Administrateur réseau le mercredi 23 janvier 2013, 19:21 - C'est dans le journal ...
Par Administrateur réseau le mercredi 16 janvier 2013, 10:22 - C'est dans le journal ...
Il aura fallu à Virginie Brancotte rien moins que 10 ans pour débusquer ces textes devenus introuvables, les collecter patiemment, les lire assidûment, classer méticuleusement, trier amoureusement, organiser savamment. Pour s’imprégner passionnément d’une œuvre atypique afin de nous en livrer la plus intime essence, la plus sincère beauté. C’est à cette ethnologue et journaliste du giennois que nous devons en 2010 d’avoir levé le voile sur ce marchand de berlingot de Châtillon-sur-Loire, poète d’autrefois au regard affûté et à la plume pittoresque. Après « Camille Delamour, poète berlingotier » sa biographie publiée en 2010, l’éditeur Corsaire et l’auteure ne pouvaient en rester là, il fallait impérativement (et urgemment) redonner vie à ses rimes. Ouf, c’est chose faite. Le recueil coure depuis les premiers poèmes de 1946 au tout dernier, écrit quelques semaines avant son décès survenu en octobre 1965. Acoute el lousiou, le carriau cassé, l’abat-jour vert, Trein’canon, Les cloches à melon… autant de pépites de ce parler berrichon qui s’écrit comme il s’écoute, c’est-à-dire avec l’âme émerveillée d’un petit enfant. Suspendu au fil de toutes ces historiettes du quotidien, l’on reste confondu devant tant d’acuité, de bonhommie, d’humour et de vérité. Delamour c’est le monde riche et truculent des campagnes d’avant la télé et la bagnole. Ce sont les fêtes de villages bigarrées et les petites bouchures colorées. Chaque page dégouline de cette infinie tendresse qu’ont les poètes pour les hommes et les femmes qui travaillent dur, pour la Nature aux milles facettes et toujours pour la terre, basse, rétive, mais nourricière. L’insolite d’une situation, un chagrin, une émotion, et voila Delamour qui nous ouvre, mieux qu’un appareil photographique, une bouinotte sur ce « cheu nou » de jadis où l’ordinaire est sublimé et la simplicité portées aux nues. Et que dire de cette version décapante de « La cigale et la fourmi » que n’aurait pas reniée le grand fabuliste ? ! Tout cela est si émouvant qu’un instant j’ai eu l’idée d’écrire mon article en vers mais n’est pas Delamour qui veut ! No¬ tons également la présence d’un petit glossaire berrichon en fin d’ouvrage.
Après l’hommage à l’artiste, il nous faut également tirer un sacré coup d’chapiau à Virginie Brancotte. En sus du tita- nesque, la tâche n’était pas simple et c’est grâce à une sensibilité peu commune qu’elle put être menée. Il a fallu à la biographe également beaucoup d’abnégation, rogner sur de nombreux sommeils pour suivre Delamour à la trace et par¬ venir à boucler la boucle. Mais grâce à elle justice est rendue et voici la mémoire du poète forain définitivement préservée.
LPB : Virginie Brancotte, peut-on ici parler d’une
« intégrale » de l’œuvre de Camille Delamour ?
VB : Certes non mais ce livre représente la partie la plus significative, la plus caractéristique, de sa production. Tout n’a pas été retrouvé et puis les pièces de théâtre des débuts avaient été écrites dans un contexte précis et il n’est pas certain que leur perception soit la même aujourd’hui. C’est la même chose avec les chansons, qui pour la plupart étaient composées pour ces mêmes spectacles (Delamour était musicien NDLR). Pour ceux qui souhaiteraient se mettre plus de textes sous la dent, Corsaire et moi avons fait don de la totalité de notre collecte à la bibliothèque de Gien.
LPB : Ces textes ont accompagné votre vie pendant
10 ans. Quelle impression cela vous fait-il d’en être tout à coup séparée ?
VB : Je me sens un peu étourdie mais fière de leur avoir évité le froid de l’oubli. C’est un aboutissement et J espère Que le public trouvera beaucoup de plaisir à les découvrir. L’exposition qui a été consacrée à Camille Delamour l'année passée a permis de faire (à nouveau) éclater au grand jour son immense talent, gageons qu’avec la publication de ses textes celui-ci ne tardera pas à se répandre dorénavant comme une traînée de poudre. Après tout, cela ne serait que légitime récompense pour cet écrivain attachant dont l’authenticité et la modestie, apanages des grands, ont su élever le rustique de Châtillon au pinacle de la littérature berrichonne.
Christian Benz
Fini l’oubli, les « P’tits moniaux du bois mouillé » gazouillent à nouveau
Par Administrateur réseau le mardi 8 janvier 2013, 17:10 - C'est dans le journal ...
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