CORSAIRE a été créé en 1994, par Gilbert TROMPAS. Alain HARTOG, René VÉRARD, partageant la même conception de la place de l’Homme dans la société.
CORSAIRE, c’est le défi de faire cohabiter une idée généreuse et positive, malgré les contraintes économiques.

Gilbert Trompas

gt portrait photographie Louis Monier

Depuis plus d’un quart de siècle, Gilbert TROMPAS sillonne l’univers du livre notamment au sein des majors de l’édition, où il a occupé plusieurs postes à responsabilités, côtoyant et fréquentant le monde littéraire et éditorial parisien. Participe aux cotés de Marie Cardinal, Jacques Bens, François Coupry et François Caradec et d’autres écrivains à la création du Syndicat des Écrivains de Langue française. Cofondateur du Collectif Renvoyons la Censure avec Yves Frémion. Auteur, lauréat du prix de l’Académie internationale de Lutèce.

Membre de jurys littéraires notamment des Libertés d’Or et du Collège électoral de la Commission de la communication de l’Unesco. Président de Communication & Liberté, (ex-Fondation pour la Liberté de la Presse) il est l’artisan des manifestations pour la libération des journalistes français otages à l’étranger. Formateur aux métiers du livre, ancien administrateur du Centre régional du Livre et de la lecture de la région Centre. Nommé par la Cour d’appel du tribunal d’Orléans, expert judiciaire en matière d’édition, Gilbert TROMPAS préside aux destinées de CORSAIRE ÉDITIONS.

Président de Text’Ocentre, Association professionnelle des éditeurs en Région Centre

 

 

 

 

René Vérard

René VÉRARD, (5 avril 1930, Croisy sur Andelle 76- 11 janvier 2014, Sancerre 18). Rien de ce qui est humain ne lui est étranger et c’est avec un regard pétillant d’une malice pleine de tendresse qu’il regarde le monde étrange qui nous entoure. étrange parce que même si l’on affirme des choses avec force depuis des décennies, René Vérard se mêlera d’aller vérifier la véracité de ces affirmations tenues par d’autres pour des vérités établies. Inutile de dire que toutes ces caractéristiques font de René Vérard un journaliste redoutable, inclassable, non manipulable et inaccessible aux privilèges de castes… Bref un cauchemar pour les gens en place.  Texte de Françoise DAHAN-LAPÔTRE
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
Ce journaliste, collabora à Paris-Normandie, Combat, Centre Presse, La Voix du Sancerrois, Le Courrier Picard, Droit de Réponse . Ce normand est l’auteur d’un livre sur Madame Bovary, de pamphlets, d’un recueil de poèmes La Source, de Bataille pour un titre : Le Courrier Picard 1944, de la biographie Jean Pierre-Bloch, Un français du monde entier. Il créa en 1981 la publication Simple Citoyen. Liberté d’Or de la Presse Libre, Prix du Syndicat des Journalistes et écrivains qui publie la Revue indépendante qui fut fondée en 1841 par George Sand..
                                                                                                                                                                                                                                                                                        
Son aïeul Antoine VÉRARD, 1450?-1513, fut le premier des grands marchands libraires parisiens, éditeurs de plus de 280 ouvrages. Antoine Vérard se proclame être « l’acteur » du livre. Non seulement il se fait représenter une trentaine de fois à genoux offrant son livre, mais encore il ajoute à certaines éditions une prière, un poème ou un prologue adressé à son patron : Charles VIII, Louis XII, Anne de Bretagne, Henry VII d’Angleterre, etc.… (l’imprimerie fut introduite en France en 1470).

Anthoine Verard, Parisianisher (1485-1512) de Mary Beth Winn, Droz éditeur 1997
Édités pour la première fois, ces prologues et poèmes, ainsi que les miniatures qui les accompagnent sont examinés et permettent d’apprécier les rapports entre patrons, auteurs, auteurs, artistes, imprimeurs et « l’humble libraire » Anthoine Vérard. http://plus.lefigaro.fr/note/au-fil-du-temps-1493-20130412-2030713
Plus d’infos :
http://www.institut-de-france.fr/patrimoine/chantilly/expoverard.htm

Alain Hartog

ah portrait

Chez Alain HARTOG, nulle ostentation, mais une prédisposition à la simplicité qui lui permet de considérer un vin de pays du même œil bienveillant qu’un grand cru. Son détachement des biens de ce monde ne souffre qu’une exception : sa bibliothèque. Il en suit le développement avec une fierté non feinte. Mais là aussi, ne croyez pas trouver des ouvrages de grand prix, ou des éditions luxueuses. À ceux-là, il préfère le vieux bouquin racorni, exilé d’un fond de brocante qu’il découvre avec gourmandise.
S’il met toute la simplicité dans son quotidien, c’est qu’il a réservé sa part de grandeur à l’idée qu’il se fait de la littérature et de l’histoire. Mais cela fait parti des choses qui se ressentent et ne se disent point.  Texte de NICOLAS

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Août 1997, Disparition de notre complice André GUILLARD, éternel combattant de la liberté, surnommé « l’Homme libre », vice-président national de la LICRA.
Celui-ci a fait preuve, d’un courage exceptionnel à la tête du Comité international pour la promotion de la candidature de Jean Pierre-Bloch au prix Nobel de la paix, déployant des relations avec de nombreux gouvernements étrangers et personnalités internationales, sans jamais perdre son flegme, sa gentillesse et son optimiste.
André GUILLARD est à l’origine de la biographie de Jean Pierre-Bloch.
Par son exemple, sa détermination sans concession, conscient que la liberté est un combat quotidien, face aux extrémismes, André GUILLARD, ne se contentait pas de mots, il agissait en véritable fer de lance de la lutte contre l’intolérance.

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René VÉRARD nous a quitté en janvier 2014, voici le texte qu'a lu  sa fille Sandrine, lors de la cérémonie religieuse le jeudi 16 janvier 2014 :

Petit mot pour papa

Après des années de maladie qui l’ont affaibli, parfois masqué, nous aimerions redire aujourd’hui quel homme plein d’énergie, quel homme créatif et combatif il a été.

Papa était un homme de l’écrit. Il écrivait tout le temps. Le cliquetis de la machine à écrire a rythmé nos années à la maison. Il avait son style bien à lui, jouant avec les mots et les expressions, doué pour les formules poétiques et imagées, il disait d’ailleurs qu’il était un « plumitif » !

Il a un jour transformé son village natal Croisy-sur-Andelle (en Normandie) en un livre grandeur nature, en associant à chaque rue un proverbe ou une phrase puisée dans notre littérature. Je crois qu’il a écrit des poèmes, épisodiquement mais tout au long de sa vie, qu’il a aimé que le chant des mots puisse refléter si bien nos interrogations sur le sens de la vie.

Avant d’être journaliste il a fait de petits boulots pour gagner sa vie. Est-ce à ce moment que s’est éveillé son esprit combatif et revendicatif ? En tout cas c’est l’expérience d’un travail dans l’ombre, bien humble, qui lui fit écrire son premier pamphlet : la « Lettre d’un balayeur à son Président-Directeur Général »… Et le désir de justice sociale ne l’a jamais quitté.

Papa est devenu journaliste sur le terrain -il le revendiquait- ce qui lui a permis de développer un grand sens de l’écoute, une attention sensible et pleine de compassion à ce que vivaient les gens, en particulier les plus démunis, ceux qui avaient été floués ou écrasés par le système.

Lui qui aimait avoir une tribune, prendre parti, prendre la parole, il l’a prise pour ceux qui n’osaient pas ou ne pouvaient pas. C’est dans cet esprit qu’il a fondé « Simple citoyen »… Polémiste et pamphlétaire il a aimé partager, diffuser ses idées, bousculer les situations, les institutions et les gens parfois, autant qu’il le pouvait. Il attendait d’ailleurs avec impatience que les gens réagissent à ses articles !

Il a travaillé tout d’abord à Combat, puis dans la presse régionale : « Paris Normandie », « Centre Presse » à Aurillac, « la Voix du Sancerrois » dans les années soixante-dix puis près de vingt ans au « Courrier Picard » à Amiens. Je l’ai entendu dire : « je suis arrivé à Sancerre avec une valise et j’en suis reparti trois ans plus tard avec une femme, deux enfants et un camion de déménagement ». Là a commencé l’histoire de notre famille…

Pour ce passionné du débat public et du combat politique et social, l’aventure de la vie de famille fut sans doute parfois déroutante. Mais pour notre famille il semblait un roc, on pouvait lui confier nos peines…

Maman me disait « c’était un noble cœur » et cette formule un peu désuète lui va bien, lui qui se plaisait tant à évoquer et raviver la mémoire du passé. Il aimait d’ailleurs le travail de recherche patient et précis de l’historien.

C’était lui qui avait désiré revenir à Sancerre, près de la Loire, des vignes et des bois, épousant la terre ancestrale de sa femme.

Nous espérons qu’il soit maintenant dans la lumière et dans la paix !